Ces dernières semaines, le sujet a largement bénéficié de l’attention des médias à la suite de l’euthanasie de Lode Deconinck. Ce dernier avait fait l’objet d’une médiatisation en Flandre à l’occasion de sa participation à l’émission gastronomique « Restaurant Misverstand », mettant en scène des participants atteints de démence à un stade initial. L’euthanasie de Lode Deconinck à ce stade de la maladie a été l’occasion pour le consortium pro-euthanasie LEIF (équivalent de l’ADMD) de relancer une pétition pour l’extension de la loi sur l’euthanasie, lancée en 2019 et qui rassemble à ce jour plus de 92.000 signatures.
Le parti flamand social-chrétien CD&V a par ailleurs organisé une journée d’étude le 27 avril dernier au Parlement flamand, consacrée à l’extension de l’euthanasie aux cas de démence avancée, dans le but de nourrir l’élaboration du projet de loi dont se charge à présent leur ministre. Le parti se veut libre de tout délai ou pression, et à ces fins, dit-il, s’empare du sujet : « Nous ne pouvons pas penser que la vie avec une démence est par définition indigne » explique la députée chargée du dossier, Els Van Hoof : « la dignité ne s’exprime pas seulement par l’autodétermination, mais aussi dans la façon dont on prend soin les uns des autres. » C’est ici en quelque sorte qu’opère la « boussole chrétienne », à laquelle dit s’attacher le président du CD&V Sammy Mahdi, pour réviser la loi.
Ce dernier n’hésite pas à qualifier la loi actuelle de « législation défaillante qui met les médecins dans l’incertitude et laisse les familles sans repères clairs ». Il fait en réalité référence à la possibilité d’obtenir l’euthanasie dans les premiers stades de la démence (« trop tôt » selon les promoteurs de l’extension), sans laisser la possibilité de l’obtenir lorsque la démence a atteint un stade avancé.
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