Siska De Ruysscher est décédée par euthanasie le 2 novembre dernier, pour motif de dépression, de stress post-traumatique et de trouble de l’attachement.
Le nom de cette jeune femme s’ajoute à celui d’autres personnes – en particulier de jeunes adultes – sur lesquelles une euthanasie a été pratiquée ces dernières années en Belgique, sur la base des troubles psychiques dont elles souffraient.
Comme dans le cas de Shanti De Corte (survivante des attentats terroristes de l’aéroport de Zaventem et euthanasiée à 23 ans), Tine Nys (euthanasiée à 38 ans) ou d’autres personnes souffrant de dépression ou d’autres maladies psychiques, la médiatisation de l’euthanasie de Siska a relancé le débat public sur les insuffisances du système de soins de santé mentale en Belgique, mais aussi sur la pertinence de l’euthanasie comme réponse à de telles situations de souffrance.
Rappelons que, dès son adoption en 2002, la loi belge sur l’euthanasie n’a jamais conditionné l’accès à l’euthanasie au fait que le patient soit en phase terminale ni en fin de vie. Le caractère « inapaisable et insupportable » de la souffrance et l’existence d’une affection « incurable » sont les deux critères centraux du cadre belge. S’y ajoute la condition relative à la conviction, dans le chef du médecin et du patient, « qu'il n'y a aucune autre solution raisonnable dans sa situation ».
Ceci conduit à ce que l’euthanasie soit progressivement envisagée comme réponse « médicale » à certains patients souffrant de dépression, de trouble de la personnalité voire d’autisme (comme dans le cas de Tine Nys) de manière chronique.
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Source : IEB-EIB.org
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