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Nous, votre archevêque et vos trois évêques auxiliaires, nous lançons un appel à tous les doyennés, ainsi qu’aux basiliques et sanctuaires de l’archidiocèse, à vivre le jeudi 6 février une journée de jeûne et, le soir à 20h, une veillée de prière, afin d’éveiller les consciences et de provoquer un ultime débat public au moment où notre pays risque de se donner une législation étendant la possibilité de l’euthanasie à des personnes mineures. Si le jour proposé ne pouvait vous convenir, vous avez, bien sûr, toute latitude pour organiser ce double événement à une autre date proche, car il y a urgence. Nous serions évidemment heureux si d’autres chrétiens, des croyants d’autres religions ainsi que des agnostiques ou des athées nous rejoignaient dans cette démarche, qui est d’abord d’ordre philosophique, selon des modalités adaptées à leurs propres convictions. Nous invitons nos concitoyens à réfléchir aux points suivants :
Nous osons donc dire à nos concitoyens, en payant de notre personne : « Il n’est pas trop tard, mais il est temps ! ». Secouons notre propre conscience et aussi, avec respect, celle de nos frères et sœurs en humanité. L’histoire ne sert jamais deux fois les mêmes plats ni les mêmes circonstances. C’est donc aujourd’hui qu’il faut agir. Nous comptons sur vous. Concrètement, nous voulons, outre l’appel au jeûne, organiser une veillée de prière dans quelques lieux emblématiques et géographiquement centraux de l’archidiocèse (la Basilique nationale de Koekelberg à Bruxelles, la Collégiale Saint-Pierre de Leuven et la Basilique de Basse-Wavre), mais en demandant avec insistance aux doyens et aux recteurs de sanctuaires moins centraux, d’organiser, eux aussi, une veillée de prière dans leur église décanale ou leur sanctuaire, selon leurs possibilités. A Bruxelles et à Leuven, la veillée aura lieu le 6 février à 20h. Celle de Bruxelles sera présidée par l’archevêque. Celle de Leuven sera présidée par Mgr Kockerols, Mgr Lemmens étant retenu à Rome. A Basse-Wavre, elle sera reportée au 8 février à 20h et sera présidée par Mgr Hudsyn. Pour vous faciliter la tâche, nous joignons au présent appel un schéma pour la mise en œuvre de la veillée. Nous vous remercions de votre collaboration et vous disons avec insistance notre attente, en ce moment très grave où nous devons absolument en appeler, par un engagement résolu, au débat public et citoyen. La Belgique n’est pas souvent au centre de l’attention des médias de la planète. Mais, en cette circonstance, de manière frappante, de nombreux médias, dans plusieurs continents, ont les yeux braqués sur notre petit pays, en se demandant jusqu’où ira le laxisme de notre législation en une matière aussi déterminante pour la conception que toute une société risque, à long terme, de se faire de la vie, de la mort et de la liberté humaine. + André-Joseph Léonard, Archevêque de Malines-Bruxelles + Jean-Luc Hudsyn, évêque auxiliaire pour le Brabant Wallon + Jean Kockerols, évêque auxiliaire pour Bruxelles + Leon Lemmens, évêque auxiliaire pour le Brabant Flamand et Malines (mise en gras par la rédaction JPV)
Fin de vie des enfants : une loi inutile et précipitée (source)
38 PÉDIATRES ONT SIGNÉ CE PAPIER POUR DÉNONCER LE PROJET DE LOI. Est-il souhaitable d’étendre la loi sur l’euthanasie aux mineurs d’âge si un grand nombre de soignants expérimentés, qui, jour après jour, prennent soin d’enfants gravement malades et sont capables de soulager leur douleur, n’y voient aucune plus-value ? Cette lettre est un appel lancé par des pédiatres jouissant d’une pratique quotidienne, et non un pur exercice de réflexion en chambre ! Elle n’est pas une tentative de mise au frigo de l’euthanasie des mineurs, mais une demande de sursis pour une proposition de loi qui risque d’être adoptée dans la précipitation. Loin d’être un pamphlet politique ou idéologique, cette lettre ouverte propose une réflexion sereine émanant de soignants de terrain. 1 - Cette loi ne répond à aucune réelle demande. La plupart des équipes médicales qui prennent en charge des enfants en phase terminale, à domicile ou en hôpital, doivent reconnaître qu’elles n’ont jamais été confrontées dans leur pratique à une demande d’euthanasie spontanée et volontaire exprimée par un mineur d’âge. Même les cas médicaux les plus complexes peuvent être résolus, dans le cadre juridique actuel, avec les moyens et l’expertise qui sont à notre disposition. Pour qui cette loi est-elle dès lors conçue ? A l’étranger, il n’existe pas davantage de revendication d’un tel cadre légal. Une enquête récente auprès de pédiatres issus de 19 pays a montré que ni la population ni les pédiatres n’aperçoivent la nécessité d’un cadre légal en Autriche, Tchéquie, Danemark, Hongrie, Irlande, Israël, Italie, Norvège, Portugal, Slovénie et Suède. Les soins palliatifs prodigués dans le respect de l’enfant malade coupent parfaitement court à toute demande de mort provoquée. Seul un tout petit nombre de pédiatres en Australie, France, Allemagne, Espagne, Royaume-Uni et certains Etats des Etats-Unis réclame, à l’heure actuelle, la création d’un cadre légal au motif que les soins palliatifs seraient insuffisants dans des cas exceptionnels. 2 - Dans l’état actuel de la médecine, les moyens pour apaiser la souffrance sont largement disponibles dans notre pays, bien plus que dans la plupart des autres pays. Il est évident aujourd’hui qu’aucun patient, et donc aucun enfant, ne devrait souffrir. Il doit aussi être renoncé à toute forme d’acharnement médical, moyennant une opportune et progressive désescalade thérapeutique, de façon à ne pas prolonger inutilement la vie dans des circonstances pénibles. Par ailleurs, nous sommes aujourd’hui en mesure de contrôler parfaitement la douleur physique, l’étouffement ou l’angoisse à l’approche de la mort. Les équipes de soins palliatifs pour enfants reconnues sont parfaitement aptes à soulager la douleur, tant en hôpital qu’à domicile. La proposition de loi concernant l’extension de l’euthanasie a été examinée beaucoup trop rapidement au Sénat et à la Chambre : récemment encore toutes les demandes formulées à la Chambre pour procéder à de nouvelles auditions d’experts en pédiatrie ont été rejetées. Nous pouvons donc difficilement parler d’un débat paisible et dûment éclairé. Cette précipitation politique crée l’impression que la situation est dramatique dans notre pays et qu’il faut agir de toute urgence. Nous opposons un démenti formel à cette fausse impression et affirmons que la situation dans notre pays est loin d’être dramatique. Sans doute n’est-il pas prêté une attention suffisante aux initiatives louables et efficaces de nombreux soignants. Leur travail ne pourra jamais être apprécié à sa juste valeur ! 3 - La prise en charge d’enfants gravement malades est déjà suffisamment complexe. En de telles circonstances, il est d’autant plus pénible pour le personnel médical et la famille de se trouver en outre confronté à un choix éthique particulièrement délicat : allons-nous, oui ou non, recourir à l’euthanasie active ? Les soignants en pédiatrie sont témoins de la douleur indescriptible des parents d’un enfant malade en phase terminale. L’extension de la loi aux enfants ne fera qu’accroître leur désarroi et leur stress. Dans la proposition de loi, l’accord des parents apparaît comme un verrou de sécurité, qui intervient après la demande d’euthanasie exprimée par l’enfant. Dans la pratique, les choses peuvent se présenter très différemment : la demande de l’enfant peut être suggérée par les parents qui commencent à espérer que la souffrance ne se prolonge pas trop longtemps et, consciemment ou inconsciemment, encouragent l’enfant à demander d’en finir. Il n’est pas incongru de penser qu’un enfant doué d’une sensibilité particulière perçoive l’option de l’euthanasie comme une solution ou un devoir, surtout s’il ressent que ses parents ne supportent plus de le voir souffrir. 4 - Suivant la proposition de loi actuelle, la capacité de discernement du mineur d’âge est une condition de recevabilité de la demande d’euthanasie. Or, en pratique, il n’existe aucune méthode objective pour apprécier si un enfant est doué de la capacité de discernement et de jugement. Il s’agit donc en fait d’une appréciation largement subjective et sujette à influences. Parce que, aujourd’hui, grâce au développement de soins palliatifs performants pour enfants, il n’apparaît plus objectivement nécessaire d’adapter la législation, parce qu’il est contradictoire d’affirmer l’autonomie de l’enfant mineur, jugé apte à formuler une requête d’euthanasie, tout en exigeant le consentement des parents, enfin, parce qu’il n’existe aucune mesure objective de la capacité de discernement des enfants, nous sommes d’avis que la question mérite plus ample réflexion. Nous estimons qu’il n’y a aucune urgence pour adopter cette proposition de loi sous la législature actuelle. Voici la liste des signataires de ce texte : Prof. Dr. Stefaan Van Gool (Kinderhemato-oncologie UZ Leuven) Prof. Dr. Christiane Vermylen (Chef de département, Pédiatrie UC Louvain) Prof. Dr. Vanhaesebrouck Piet (Neonatale Intensieve Zorgen Dienst, UZ Gent) Prof. Dr. Luc Cornette (Diensthoofd Neonatologie AZ St Jan Brugge) Prof. Dr. Lieven Lagae (Afdelingshoofd Kinderneurologie UZ Leuven) Prof. Dr. Bénédicte Brichard (Oncologie-hématologie pédiatrique UC Louvain) Prof. Dr. Christophe Chantrain (Hématologie – Oncologie pédiatrique, CHC Espérance, Liège) Prof. Dr. Christian Debauche (Néonatologie et pédiatrie générale, UC Louvain) Prof. Dr. Kristina Casteels (Kindergeneeskunde, UZ Leuven) Prof. Dr. Willem Lemmens (Hoogleraar Ethiek, Universiteit Antwerpen) Prof. Dr. Jo Lebeer (Vakgroep Eerstelijns – en Interdisciplinaire Zorg, handicapstudies, Universiteit Antwerpen) Prof. Dr. Bart Van den Eynden (Palliatieve Zorg, vakgroep Eerstelijns – en Interdisciplinaire Zorg, Universiteit Antwerpen) Prof. Dr. Em. Ilse Kerremans (Kinderchirurgie UZ Gent) Prof. Dr. Em. Paul De Cock (Voormalig hoofd Centrum voor Ontwikkelingsstoornissen – KU Leuven) Dr. Philippe Alliet (Kinderarts Jessa Ziekenhuis Hasselt) Dr. Katrien Vanrykel (Kinderarts St Augustinus Antwerpen) Dr. Myriam Azou (Kinderarts, AZ Damiaan Oostende) Dr. Marie-Hélène Hay (Pédiatre, Bruxelles) Dr. Els Sercu (Pediater Jan Yperman Ziekenhuis, Ieper) Dr. Francine Lys (Pédiatre, Bruxelles) Dr. Christiane Robrechts (Pediater, Veurne) Dr. Gie Hoedemakers (Kinderarts, Ziekenhuis Maas en Kempen, Bree) Dr. Anne de Radiguès-Delvaux de Fenffe (Pédiatre Bruxelles) Dr. Luc Vandenbossche (Kinderarts, Mariaziekenhuis Overpelt). Dr. Mia De Bie (Pediater, AZ Delta, Roeselare) Dr. Nele Bockaert (Kinderneuroloog, VOC Rozenweelde, Aartrijke) Dr. Patrice Givron (Kinderarts, diensthoofd H. Hartziekenhuis Mol) Dr. Cécile de Montpellier (Pédiatre CHR Mons Hainaut) Dr. Guy Dembour (Cardiologie pédiatrique, Cliniques St Pierre-Ottignies et St Luc) Dr. Didier le Polain de Waroux (Pédiatre, Tournai) Dr. Dimitri Van der Linden (Pédiatre et infectiologue, UC Louvain) Dr. Pierre Philippet (Chef de département de pédiatrie, CHC-Espérance Liège) Dr. Christine de Montpellier (Pédiatre, Bruxelles) Dr. David Weynants (Pédiatre, consultant en adoption, Clinique et Maternité St Elisabeth, Namur) Dr. Nadine Francotte (Hémato-oncologie pédiatrique, CHC-Espérance Liège) Dr. Jean-Paul Langhendries (Pédiatre-Néonatologue, CHC-Espérance Liège) Dr. Pierre Maton (Pédiatre-Néonatologue, CHC-Espérance Liège) Dr. Yolande de Hemptinne (Pédiatre, Bruxelles) cliquez sur l'image pour suivre le lien internet
Que faire face à l'individualisme qui trouve une de ses nombreuses formes dans l'euthanasie? Aider, être là, toujours... Ca peut sembler très (trop) peu, mais si c'est tout ce que nous pouvons faire, faisons-le! Témoignage trouvé sur facebook C'était une matinée chargée, environ 8h30, quand un homme d'un certain âge, dans les 80 ans, est arrivé pour faire enlever les points de suture de son pouce. Il dit qu'il était pressé car il avait un rendez-vous à 9h00. J'ai pris ses coordonnées et lui dit de s'asseoir sachant que ça prendrait plus d'une heure avant que quelqu'un ne puisse s'occuper de lui. Je le voyais regarder sa montre et j'ai décidé puisque je n'étais pas occupée avec un autre patient, de regarder sa blessure. En l'examinant, j'ai vu que ça cicatrisait bien, alors j'ai parlé à un des docteurs, j'ai pris le nécessaire pour enlever ses points de suture et soulager sa blessure. Pendant que je m'occupais de sa blessure, je lui ai demandé s'il avait rendez-vous avec un autre médecin ce matin, puisqu'il était pressé. L'homme me dit que non, qu'il devait aller dans une maison de retraite pour déjeuner avec sa femme. Je me suis informé de sa santé. Il m'a dit qu'elle était là depuis un certain temps et qu'elle était atteinte de la maladie d'Alzheimer. Comme nous parlions, je lui ai demandé si elle serait contrariée s'il était en retard. Il a répondu qu'elle ne savait plus qui il était, qu'elle ne le reconnaissait plus depuis 5 ans. J'étais surprise et lui ai demandé : ''Et vous y allez encore tous les matins, même si elle ne sait plus qui vous êtes?'' Il souriait en me tapotant la main et dit : ''Elle ne me reconnaît pas, mais moi, je sais encore qui elle est.'' J'ai dû retenir mes larmes quand il est parti, j'avais la chair de poule et je pensais, que c'était le genre d'amour que je voulais dans ma vie. Le vrai amour, ni physique ni romantique ; le vrai amour est l'acceptation de tout ce qui est, a été, sera et ne sera plus. Avec toutes les blagues et le plaisir que sont les e-mails, quelque fois il y en a un qui apparaît contenant un message important. Celui-ci, j'ai pensé le partager avec vous tous. Les gens les plus heureux n'ont pas nécessairement le meilleur de tout, ils s'organisent du mieux qu'ils peuvent avec ce qu'ils ont. J'espère que vous partagerez ceci avec les gens qui se soucient des autres comme je l'ai fait. La vie n'est pas d'échapper à la tempête, mais de danser sous la pluie. ... et le texte devrait venir en séance plénière dans 15 jours! La Commission de la Justice de la Chambre a approuvé mardi le projet de loi qui étend la loi de 2002 sur l'euthanasie aux mineurs. Opposants et partisans du texte ont longuement échangé leurs arguments, les premiers dénonçant l'insécurité juridique qui naîtra, selon eux, du dispositif. Le projet a reçu le soutien des socialistes, des libéraux, des écologistes et de la N-VA. Une voix a toutefois fait défaut dans cette majorité de circonstance. La députée Marie-Christine Marghem (MR) a voté contre le texte. "Je me sens profondément interpellée", a-t-elle expliqué. La membre du MCC, l'une des composantes du MR, a montré du doigt certains points du dispositif, en particulier la capacité de discernement du mineur que doit attester un psychologue ou un pédopsychiatre. Le cdH et le CD&V ont répété leur opposition au projet. La cheffe de groupe humaniste, Catherine Fonck, a regretté la façon dont le texte mélangeait des situations pourtant distinctes ou l'absence de la ministre de la Santé dans ce débat, alors que les professionnels de la santé devront le mettre en oeuvre. Et d'ajouter: "A titre personnel, je n'aurais pas légiféré". A l'instar d'Olivier Maingain (FDF), son collègue Christian Brotcorne a mis en garde la majorité contre le risque de conflits judiciaires qu'ouvrait ce texte. Dans la majorité, Karine Lalieux (PS) a fait remarquer que ce projet de loi était le résultat d'attentes exprimées sur le terrain. "Aujourd'hui, il y a un problème de sécurité juridique", a-t-elle souligné. "Nous dépénalisons aujourd'hui quelque chose qui peut être pénalisé", a répondu la ministre de la Justice, Annemie Turtelboom (Open Vld) à ceux qui mettent en cause la sécurité juridique du dispositif. A ses yeux, la sédation palliative et l'euthanasie doivent pouvoir coexister pour laisser le choix au patient de décider de sa fin de vie lorsque la souffrance est insupportable. Le PS, le sp.a, le MR (sauf Mme Marghem), l'Open Vld, Ecolo-Groen et la N-VA ont voté en faveur du texte. Le cdH, le CD&V et le Vlaams Belang ont voté contre. Il n'y a pas eu d'abstention. Le texte devrait venir en séance plénière dans 15 jours. a Commission de la Justice de la Chambre a approuvé le projet de loi qui étend la loi de 2002 sur l’euthanasie aux mineurs. Le projet a reçu le soutien des socialistes, des libéraux, des écologistes et de la N-VA. Une voix a toutefois fait défaut dans cette majorité de circonstance. La députée Marie-Christine Marghem (MR) a voté contre le texte. «Je me sens profondément interpellée», a-t-elle expliqué. La membre du MCC, l’une des composantes du MR, a montré du doigt certains points du dispositif, en particulier la capacité de discernement du mineur que doit attester un psychologue ou un pédopsychiatre.
Maingain : «A titre personnel, je n’aurais pas légiféré» Le cdH et le CD&;V ont répété leur opposition au projet. La cheffe de groupe humaniste, Catherine Fonck, a regretté la façon dont le texte mélangeait des situations pourtant distinctes ou l’absence de la ministre de la Santé dans ce débat, alors que les professionnels de la santé devront le mettre en œuvre. Et d’ajouter: «A titre personnel, je n’aurais pas légiféré». A l’instar d’Olivier Maingain (FDF), son collègue Christian Brotcorne a mis en garde la majorité contre le risque de conflits judiciaires qu’ouvrait ce texte. Lalieux : « Il y avait un problème de sécurité juridique » Dans la majorité, Karine Lalieux (PS) a fait remarquer que ce projet de loi était le résultat d’attentes exprimées sur le terrain. «Aujourd’hui, il y a un problème de sécurité juridique», a-t-elle souligné. «Nous dépénalisons aujourd’hui quelque chose qui peut être pénalisé», a répondu la ministre de la Justice, Annemie Turtelboom (Open Vld) à ceux qui mettent en cause la sécurité juridique du dispositif. A ses yeux, la sédation palliative et l’euthanasie doivent pouvoir coexister pour laisser le choix au patient de décider de sa fin de vie lorsque la souffrance est insupportable. Le texte examiné en séance plénière dans 15 jours Le PS, le sp.a, le MR (sauf Mme Marghem), l’Open Vld, Ecolo-Groen et la N-VA ont voté en faveur du texte. Le cdH, le CD&V et le Vlaams Belang ont voté contre. Il n’y a pas eu d’abstention. Le texte devrait venir en séance plénière dans 15 jours. ... et quelles conséquences cela aura-t-il sur notre liberté, sur notre capacité de vivre avec nos fragilités? ... mais POURQUOI, POURQUOI? Extrait d'un article sur lesoir.be Les partis sociaux-chrétiens ont déploré « le manque de rigueur du texte approuvé au Sénat ». A leurs yeux, trop de notions restent imprécises, à commencer par la faculté de discernement de l’enfant requise pour autoriser l’euthanasie. « Vous ne voulez pas améliorer un texte dont vous savez pertinemment qu’il n’apporte pas toutes les garanties juridiques », a lancé Christian Brotcorne (cdH). S’il se dit partisan de l’objectif poursuivi par le texte, Olivier Maingain (FDF) a lui aussi dénoncé le manque de sécurité juridique du dispositif. « Je ne comprends pas pourquoi certains s’accrochent à un texte aussi mal écrit », a-t-il dit, épinglant également le problème lié à la faculté de discernement. « L’euthanasie ne consiste pas à tuer une personne mais à la libérer de ses souffrances. Aucun médecin n’a envie de poser un tel acte », a rétorqué Karine Lalieux (PS). Le choix du critère de discernement répondait à l’impossibilité de fixer un âge précis.
Le texte élaboré par les socialistes et les libéraux impose l’accord des parents. Les Verts proposent une troisième voie : entre le refus et l’approbation, les parents devraient pouvoir dire qu’ils ne s’opposent pas, vu le poids trop lourd que peut représenter l’acceptation de la mort de son enfant. Lu sur Aleteia:
Alors que l’Académie Royale de médecine crée la surprise en apportant son soutien au projet, les évêques approfondissent les enjeux sous-jacents de la loi qui sera probablement votée la semaine prochaine - L’Académie royale de médecine vient d’apporter « un soutien global » surprenant à la proposition de loi discutée actuellement à la Chambre sur l’élargissement de l’euthanasie aux enfants et jeunes mineurs, elle qui avait pourtant exprimé des réserves importantes lors de l’adoption du texte principal en 2002 (lesoir.be). Mais les évêques belges se demandent pourquoi légiférer en une matière aussi délicate, quand on sait qu’aux Pays-Bas une pareille loi existe depuis 2006, mais n’a pratiquement jamais été appliquée. Cette question les a poussés à creuser les enjeux sous-jacents à cette initiative et à les partager largement : Ils en comptent 5 dont le premier est « l’interdiction de tuer », qui est à la base de notre société et le dernier, mais pas des moindres, celui de la spiritualité, les évêques rappelant que, dans la question de l’euthanasie, c’est tout le sens de la vie qui est en jeu. Voici ces cinq enjeux déclinés sur le site InfoCatho.be que nous résumons ci-dessous sous forme de mises en garde et d’interpellations : 1 - En ouvrant la porte à l’euthanasie des mineurs, on court le danger de « (...) l’étendre aux handicapés, aux personnes démentes, aux malades mentaux, et même à ceux qui sont fatigués de vivre (…) de changer le sens de la vie humaine et d’accorder la valeur d’humanité seulement à ceux qui sont capables de reconnaître la dignité de leur propre vie. On introduit donc le doute sur la valeur de certaines vies humaines ». 2 - En changeant la pratique médicale on court le danger de : « (…) passer du tout au rien (…) de s’orienter tout de suite vers l’euthanasie (…) d’oublier le rôle de la sédation, qui apaise la douleur, et l’importance des soins palliatifs, qui préparent sereinement à la mort (…) ». Et pour ce qui est de la mort et de la souffrance, l’euthanasie ouvre toute une série de questions : 3 - Pour la mort : « Comment la préparer et ne pas l’ignorer ? Avec qui en parler, quelles dispositions prendre, comment être entouré ? Comment éviter de faire de la mort un moment tabou ? Comment mourir dans la dignité, en respectant la valeur de la vie humaine ? » 4 - Pour la souffrance, sachant que 70% des Belges se disent favorables à une mort douce : « (…) quand celle-ci est malgré tout présente, chez le malade, comme chez les proches, ou parmi le personnel médical, comment peut-on l’assumer? Comment être préparés à l’affronter comme une épreuve qu’on peut partager et vivre ensemble? Comment nous soutenir mutuellement … ? » 5- Même interpellation au plan spirituel, le dernier enjeu: « (…) Comment l’expérience chrétienne nous aide-t-elle à affronter la mort et la souffrance? (…)Comment le mystère pascal inspire-t-il notre vie et éclaire-t-il toute vie humaine? Comment les institutions chrétiennes peuvent-elles proposer une attitude éthique par rapport à ces défis? ». En décembre dernier, dans une déclaration commune, Catholiques, protestants, anglicans juifs, musulmans, avaient mis le doigt sur ce risque de « banalisation de la pratique euthanasique », dénonçant son risque d’extension aux personnes fragiles, enfants ou personnes démentes, et réaffirmant sa contradiction totale avec les principes premiers de la morale et du code médical. (Aleteia) Le texte de loi sur l’élargissement de l’euthanasie aux enfants et jeunes mineurs risque d'être voté dès la semaine prochaine. sources: InfoCatho.be Il s'appelle Jacques Bompard et se lève en tant que parlementaire contre les modifications sur la loi, dite Veil, sur l'avortement. Il défend, avec douceur, mais fermeté les droits de l'enfant à naître. Une tribune qui vaut la peine d'être écoutée et partagée! Notez par ailleurs le taux d'absence des parlementaires! Où étaient-ils pendant qu'on débattait et votait le sort de millions d'enfants à naitre! Nous avons beaucoup parlé de Liberté ce soir. Or la liberté des uns s'arrête ou commence la liberté des autres. La liberté que vous évoquez est la liberté pour la mère de tuer son enfant et dans ce contexte-là, où est la liberté de l'enfant? L'avortement est la pire des solutions puisqu'il s'agit de supprimer les vies. La science est indéniable sur le sujet, le foetus n'est pas qu'un amas de cellules, c'est un être vivant. Faciliter encore l'accès à cet acte mortifère revient à la banaliser encore plus. Or banaliser, l'avortement l'est bien assez puisque chaque année plus de 220 000 enfants en sont victimes en France chaque année. 220 000 enfants! Notre rôle en tant que parlementaires devrait être la défense à tout prix des plus faibles, de ceux qui ne peuvent pas encore s'exprimer. Nous devons mettre toutes les conditions en oeuvre pour permettre l'arrivée de la vie. Or vous continuez à faire tout le contraire: le nombre dramatique d'avortements pratiqués chaque année prouve bien que les gardes-fous prévus intelligemment par la loi ne sont plus respectés. Et parce qu'ils ne sont plus respectés, vous voulez encore plus les éliminer pour qu'il n'y en ait plus de trace! Ce que vous voulez c'est mettre en place l'irresponsabilité généralisée. C'est le but de toutes vos lois mortifères, de toutes vos lois qui tendent à détruire notre civilisation. En supprimant cette notion de détresse, vous allez faire sauter cette dernière barrière qui protège la vie de cet enfant. Sur une simple décision, vous le demandez, vous le revendiquez, la femme pourra avorter comme elle prend un cachet d'aspirine. [huées] C'est que vous voulez, je vous ai écoutés. Je suis terrorisé par vos propos, c'est scandaleux, c'est dramatique! Au nom d'un prétendu principe d'égalité, le projet de loi exclut en plus le père de toute prise de décision. Or le père est aussi responsable de l'enfant. Et ça, ça vous embête manifestement beaucoup puisque vous le niez complètement.
(Ici aussi, tout pourrait être mis en gras, ndlr) |
Jeunes Pour la Vie
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Chaque seconde, ce sont près de 1,5 avortements qui sont pratiqués dans le monde, soit 43,8 millions chaque année.
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